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Prêts pour le grand retour de la consigne ?

La consigne ne date pas d’aujourd’hui, c’est un concept bien connu de nos grands-parents qui s’est développé dans la période d’après-guerre, au début des années 1950. Malheureusement, celle-ci a disparu au profit des emballages uniques, bien souvent en plastique. Mais pourquoi ?

La naissance
Tout d’abord, qu’est-ce que la consigne ? Selon le conseil national de l’emballage, la définition de la consigne est la suivante : “un emballage consigné est un emballage réutilisable pour lequel l’acheteur verse une somme d’argent, la consigne, qui lui est rendue lorsqu’il retourne l’emballage.”

Les produits liquides alimentaires étaient vendus dans des bouteilles en verre consignées. Lorsqu’un particulier achetait une bouteille en verre, il payait une somme supplémentaire qui lui était remboursée lorsqu’il rapportait les bouteilles vides dans un magasin. Les bouteilles étaient ensuite nettoyées pour pouvoir être remplies à nouveau. Le verre étant un matériau très résistant, on pouvait le réutiliser ainsi jusqu’à 50 fois.

Un déclin progressif
Mais rapidement, l’usage de la consigne s’est érodé avec le temps. Au début des années 60, avec l’automatisation de la production industrielle et l’apparition du jetable, la consigne a progressivement disparu. Les industriels ont mis en avant des arguments sécuritaires et sanitaires.
Le concept de responsabilité élargie du producteur (REP) a été intégré dans la loi au début des années 70. Celle-ci prévoyait de responsabiliser les producteurs sur le traitement de leurs déchets et de les obliger à financer la collecte, le traitement et la valorisation de leurs déchets. Cette loi a eu pour conséquence d’organiser le traitement des déchets par filières (emballages, véhicules en fin de vie, etc.). Ces filières ont pour rôle d’organiser la récolte, le traitement et la destruction de ces déchets. Depuis cette loi, les entreprises qui créent des déchets paient une taxe à ces filières pour compenser la génération de ces déchets.

1992, la fin de la consigne
En 1992, la filière REP des emballages a été créée sur le tri et la collecte sélective et la valorisation des déchets a transféré la responsabilité du producteur de gérer ses propres déchets à une autre filière la REP qui collecte les déchets des producteurs afin de les recycler.
Le premier effet de cette taxe a été de reporter le coût du traitement des déchets du contribuable (via les collectivités) au consommateur. C’est le concept du pollueur-payeur.
Le deuxième effet a été de développer le recyclage en France, au détriment de la consigne. En effet, les organismes de tri qui ont collecté des millions d’euros afin de traiter les tonnes de déchets qui ne cessaient de s’accumuler ont massivement investi dans les usines de recyclage, beaucoup plus simple à gérer qu’un système de consigne avec retour à l’envoyeur. Voilà comment la consigne a complètement disparu en France, alors qu’elle reste très utilisée en Allemagne.

La renaissance de la consigne
En 2013, la mairie de Paris avait pour projet de rétablir les consignes pour le verre et le plastique mais celui-ci n’a jamais vu le jour. L’année suivante, la mesure faisait partie du plan national de prévention des déchets 2014-2020 mais n’a jamais abouti.
Mais aujourd’hui il semble que la tendance est sur le point de s’inverser ! Il y a une forte prise de conscience chez les consommateurs, certainement initiée par l’urgence écologique. En ré-adoptant le système de consigne, les consommateurs deviennent des "consom’acteurs" et peuvent agir pour un monde plus durable.
Le retour de la consigne peut contribuer à lutter contre le réchauffement climatique si nous l’adoptons à grande échelle. En effet, celle-ci consomme 4 à 5 fois moins de ressources que le recyclage (nous y reviendrons dans un prochain article). Elle est donc souhaitable si on veut limiter notre impact sur l’environnement et préserver notre planète !

Les challenges à relever
Il est vrai que le recyclage est un système simple pour le consommateur. On achète neuf, tout est propre, on ne se pose pas de questions sur l’hygiène puis on jette. Mais voilà, on ne sait pas vraiment où ça atterrit et ce n’est pas un système très écolo pour le coup. Le challenge est donc de créer un système simple pour le consommateur, et d’être irréprochable sur l’hygiène, sans que cela ne coûte plus cher pour le consommateur.

C’est ce que nous voulons faire chez Ekolo, contribuer au grand retour de la consigne en restant simple, sain, moins cher et environnementalement meilleur que le recyclage. Ekolo organise toute une logistique zéro déchet, en commençant par la ville de Paris. En récupérant tous les emballages, aussi bien entre les fournisseurs et le commerçant, qu’entre le commerçant et les clients, nous visons à supprimer tous les emballages jetables et améliorer significativement l’impact de la consommation quotidienne d’une grande ville.

Fini les déchets ! Vive la consigne !

Alors pour ou contre le grand retour de la consigne ? ;)

Dites-nous en commentaire les questions que vous vous posez aujourd’hui sur la consigne et nous publierons des articles prochainement pour y répondre !

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